Jean-Gloute de Braga, est un musicien protéiforme, un homme-orchestre postmoderne né du jazz, du hip-hop. Il incarne à lui seul une principauté imaginaire dont il est à la fois président, bouffon, standardiste, chirurgien et marchand de saucisses. Multi-instrumentiste, il triture aussi la langue pour créer des textes éphémères où se croisent beatbox, chant diphonique, rap, lyrique, voix parlée et onomatopées.
Nourri de jazz comme forme d’expression libre, du hip-hop pour son flow et sa prosodie, et de l’absurde comme philosophie de vie, Jean Gloute défend une musique ludique, mouvante, instable, son monde sonore est peuplé de fragments poétiques et de dérision douce.
Son parcours commence tôt avec le saxophone classique, puis bascule à l’adolescence dans le rap, la danse et le beatbox. S’enchaînent K7, groupes de lycée, reggae, conservatoire, puis virage vers l’électro et la MAO grâce à un Amiga 500+ puis Cubase puis Ableton Live. Bruxelles devient son laboratoire musical et technique, entre scènes pop, hip-hop et régie de concerts.
Champion de slam en Belgique en 2005, il monte des scènes, accompagne des clowns, fréquente les arts du cirque, la danse et travaille pour le cinéma dans la décoration, affinant son regard sur les objets et les récits.
Peu à peu, il devient ce Molloy altruiste, cet Ubu de la bouche
ce chien errant à la couronne en diamant, qui charme tous les publics avec son chant.
Jean-Gloute de Braga est un quidam qui doute, mais qui transforme ce doute en énergie créative, en boucles, en mots, en souffle.